31.03.2008

Le CERVIM et la réforme de l'OMC vin

Le cervim devient le répondant de la commission de l’agriculture de l’ue pour les viticultures de montagne.
Les jours passés, la Commission de l’Agriculture de l’UE a communiqué que le CERVIM sera son répondant pour les viticultures de montagne et en forte pente et elle a reconnu le travail effectué par le Centre, en particulier au cours de ces dernières années.

Le texte de l’OCM vin, le nouveau règlement européen pour le secteur vitivinicole approuvé par les ministres de l’agriculture de l’Union européenne le 19 décembre 2007, a introduit un régime d’arrachage volontaire pour une période de trois ans, concernant une superficie totale de 175.000 hectares et avec des primes décroissantes.

Les pressions exercées par le CERVIM et les données rassemblées et transmise à la Commission de l’Agriculture de l’UE à propos des viticultures de montagne et en forte pente ont démontré l’importance stratégique de ces systèmes viticoles pour les milieux de culture et, en même temps, leur fragilité extrême. Grâce à cette action, les États membres pourront choisir d’exclure l’arrachage dans ces territoires, sauvegardant ainsi un patrimoine viticole qui risquerait autrement d’être éliminé.

Toutefois, les critères d’identification de ces territoires demeurent à définir. Pour uniformiser l’application de la dérogation, la Commission aurait choisi de suivre les critères du CERVIM (pentes du terrain dépassant 30% et/ou altitude de plus de 500 mètres, exception faite pour les systèmes viticoles des hauts plateaux ; systèmes viticoles en terrasses ou en banquettes), “compte tenu de l’expérience du Centre, qui paraît hautement reconnue par les professionnels du secteur”.

Dans cette optique, en accord avec les représentants des administrations régionales, le Ministère italien des Politiques agricoles a également décidé, au cours de sa dernière réunion, de se baser sur les critères élaborés par le CERVIM.

“Cette communication – affirme François Stévenin, Président du CERVIM – ne peut que nous remplir de satisfaction et représente la juste reconnaissance pour tant d’années de travail, effectué à l’échelon international, en faveur des viticultures de montagne et en forte pente”.

Suite à cette reconnaissance, au cours des mois à venir, le CERVIM s’engagera à développer davantage le recensement des territoires viticoles de montagne et de forte pente, en incluant aussi les territoires non associés, et il en approfondira la connaissance technique et structurelle.